Présentation du projet

LE GLOSSAIRE ou l'étrange univers du savant Môsieur Pluche
de Max Rouquette

Synopsis
 

C’est dans la loge de concierge de Madame Sissé que tout commence.
Comme chaque matin, Madame Pluche vient chercher son courrier. Dans la conversation, elle révèle à la concierge que son mari, un éminent savant « a un glossaire ». Autour de ce mot mystérieux et un peu loufoque, va se développer  l’imaginaire, les peurs et les questionnements des autres locataires de la maison.

 
A propos de la pièce, écrite en 1995

Un poisson dans un bocal. Un bocal dans une loge de concierge. Tel est l'accessoire central et le décor du glossaire. Autour dudit bocal et de son poisson rouge, s'affaire la concierge, Madame Sissé, veuve du pauvre Arthur, qu'elle prétend réincarné dans ce poisson. Chez elle gravitent aussi les habitants de l'immeuble. On y parle beaucoup, comme dans toute loge de concierge, notamment de ses voisins, notamment de M. Pluche, dont l'épouse vient justement de passer en révélant qu'il a un glossaire. À partir de ce mot mystérieux, après le départ de Mme Pluche, Sémalon, savant improvisé, va entraîner toute la compagnie dans un véritable délire d'interprétation où le glossaire devient une maladie terrible, consistant dans la digestion de l'estomac par lui-même. Les dialogues s'enchaînent comme dans un théâtre de l'absurde, où l'assemblée finit par s'abolir dans son propre discours, à l'image de l'estomac qui se digère.

Théâtre de l'absurde, donc... Théâtre de mots et de délire où le monde se trouve réduit à un verbalisme pur et les humains à de grimaçantes machines à parler, chez qui nous retrouvons beaucoup de nos automatismes verbaux...

 

L'auteur

L’univers ébloui et douloureux que porte Max Rouquette, ce monde de l’ordre du frémissement, de la palpitation secrète, appelle un langage propre. Né de l’émotion sensible, immédiate et charnelle. 

Max Rouquette (1908-2005) est né à Argelliers, petit village des garrigues montpelliéraines. Son œuvre de prosateur, de poète et de dramaturge, écrite pour l’essentiel en occitan, a dû attendre les premières traductions pour s'imposer peu à peu en France où elle reste encore trop souvent mal connue. En 2008, la célébration de son centenaire a été l'occasion de découvrir ou de redécouvrir cet immense écrivain.

Max Rouquette est aussi Max Roqueta (graphie occitane de son nom). Celui qui découvrit la poésie occitane grâce à des vers de Frédéric Mistral récités par son père, a défendu toute sa vie la langue d’oc et la culture occitane à travers la fondation ou la participation à diverses revues ou associations. Son constant souci a été la reconnaissance de cette langue, non comme un patois, mais comme une grande langue de culture. Il a voulu redonner tout son prestige à la langue des troubadours. 

De fait, toute son œuvre est écrite en occitan, ce qui n’a pas facilité sa diffusion, notamment en France. Son activité littéraire se déroule sur plus de soixante-dix ans et aborde aussi bien la poésie, le récit, le théâtre que le recueil de souvenirs. Son œuvre majeure, commencée en 1934, s’intitule Le Vert Paradis.

Son théâtre est également important, comme en témoigne Médée. À partir des années 80, il traduit son œuvre en français. En 2001, il publie des mémoires, seule œuvre rédigée directement dans cette langue : « Ils sont les bergers des étoiles ». Il s’éteint à Montpellier le 22 juin 2005 à l’âge de 96 ans.

















                                  









 
   
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